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Fin des start-ups, début de l’intrapreneuriat : «la faute à la Gen’Z»?

"Plus que l’entrepreneuriat, l’intrapreneuriat est particulièrement important pour les membres de la génération Z, qui sont surtout attirés par les grands groupes"... Ce sont les spécialistes qui le disent. Avec une conséquence : la ruée vers la formation intrapreneuriat.

« Plus que l’entrepreneuriat, l’intrapreneuriat est particulièrement important pour les membres de la génération Z, qui sont surtout attirés par les grands groupes » explique Elodie Gentina, docteure en sciences de gestion, et spécialiste de la génération Z, dans un article de la Harvard Business Review France.

C’est la génération Y qui rêvait d’entrepreneuriat et de start-ups, pas la suivante qui semble plus attirée par les grands groupes.

Assisterait-on à la fin d’un cycle où les start-ups remportaient tous les « suffrages RH », aux dépends des grandes entreprises ? Si on en croit Gentina, c’est la génération Y qui rêvait d’entrepreneuriat et de start-ups, pas la suivante qui semble plus attirée par les grands groupes. Et qui se rêve en intrapreneur - avec la formation intrapreneuriat qui va bien, of course. C’est en tout cas les résultats d’une étude réalisée en 2017 sur 2230 membres de cette génération Z et citée dans son livre paru début 2018.

L'intrapreneuriat : une carte à jouer pour les entreprises, sous conditions.

Mais est-ce que les choses ont vraiment changé finalement ? Quand on annonçait vers 2015 que les écoles de commerce étaient embarrassées de voir certains de leurs étudiants monter des entreprises avant même de finir leurs études - et du coup se désintéresser de leurs diplômes, on voit aujourd’hui les jeunes diplômés tout autant attirés par l’aspect « aventure » de l’entrepreneuriat…mais moins par les risques qui viennent avec. Auraient ils vus leurs aînés dépités, épuisés, ruinés (90% des start-ups échouent) ?

Pas sûr. Si on en croit encore Gentina, ce qui motive avant tout ces jeunes générations, Y comme Z, c’est l’expérience, l’apprentissage continu, le « slashing », cumuler les aventures professionnelles. La diversité, l’agilité, la vitesse…mais aussi le non-engagement, la possibilité de choisir et de partir aussi vite. Or monter une entreprise (a fortiori une start-up) nécessite de l’engagement et de la ténacité. Cela comporte des risques importants et demande du temps. Ce que ne semble pas franchement apprécier les membres de la génération Z si on en croit les études. D’où son attirance pour l’intrapreneuriat : c’est l’aventure, avec le confort d’un grand groupe en plus.

D’où son attirance pour l’intrapreneuriat : c’est l’aventure, avec le confort d’un grand groupe en plus.​

Ce qui est certain, c’est que les entreprises qui pratiquent l’intrapreneuriat peuvent tirer leur épingle du jeu de cette conjoncture. A condition d’offrir des conditions « comme dans une start-up » à leurs jeunes collaborateurs : véhiculer un état d’esprit audacieux et aventureux, agile, fun, expérientiel, centré sur l’approche lean, le prototypage, en prodiguant des formations sur des sujets divers et variés pour faire évoluer les compétences de leurs salariés. Et en offrant des possibilités de mobilité rapide, pour répondre à ce besoin « expérienciel » sans cesse renouvelé. Une condition pour attirer et retenir les meilleurs talents de la Gen’Z ?

- Alexis Botaya

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